Le Marité est un des grands bateaux que l’on pourra visiter à Pasaia Itsas Festibala

Cette goélette de plus de cent ans, longue de 44,9 mètres, pourra être visitée à Pasaia Itsas Festibala du 26 au 29 mai, une goélette avec treize voiles et trois mâts, avec un total de 650 m de toile.

C’est un voilier en bois chargé d’histoire, construit en 1923 à Fécamp, Normandie. Cette pièce importante du patrimoine maritime français a d’abord été érigée en bateau de morue, et c’est ce qu’il a fait sur les bancs de Terre-Neuve, pour la première fois en 1924, qui a laissé derrière Fécamp, pour commencer sa première campagne avec un équipage de 24 membres d’équipage.

Depuis il partit chaque année pour la côte canadienne pour attraper la morue, et, après cent ans de navigation, il s’embarquera dans la baie de Pasaia.

Histoire du baleinier Le Marité

Dernier témoin de l’épopée de la Grande pêche en face de la côte de Terre-Neuve et du savoir des maîtres armateurs normands, Le Marité commença à construire à Fécamp en 1921, après la Première Guerre mondiale, pour développer la flotte de pêche de l ´harengs français comme partie de la loi de 1920.

Il fut acheté en 1922 pour la compagnie navale Charles Le Borgne, qui le trouva partiellement construit par hasard. Pendant deux ans, le navire fut aménagé en Terre-Neuve pour servir de bateau de pêche à la morue. Car ce qui est aujourd’hui un bateau de ligne élégant, ce fut pendant de nombreuses années un bateau de travail.

Le célèbre navire français de brigantin-goélette Marité porte le diminutif de Marie-Thérèse Le Borgne, fille de l’armateur qui, en plus d’être la marraine du navire, acheva sa construction. Baptisée sur le bassin du Bérigny, la cérémonie eut lieu à l’été 1923, et fut nommée “Marie-Thérèse”. Cependant, comme il y avait un autre navire portant ce nom, cette possibilité fut maintenue pendant des années, bien qu’elle ait changé plusieurs fois de propriétaire.

En 1924, le baleinier Marité avait quitté Fécamp pour se rendre au Terre-Neuve et entamer sa première campagne en Terre-Neuve d´équipage de 24 membres  qui utilisaient une douzaine de pirogues pour la pêche. Puis, en 1929, il devient le dernier voilier français en bois à Terre-Neuve.

Au fil des ans, outre la pêche à la morue, la goélette à trois bâtons était tantôt un bateau de cabotage danois, tantôt un bateau de loisirs suédois. Achetée par un Groupe d’Intervention Publique de diverses associations de Normandie, Le Marité est revenue en 2004 aux racines de la France, et est devenue pendant près d’un an la scène passante de l’émission de télévision sur mer Thalassa.

En 2006, sauvé de la destruction par les autorités normandes, Le Marité est entré dans la digue sèche de Cherbourg pour un important projet de restauration. Les travaux ont continué à Saint-Vaast-la-Hougue à partir de 2009, et le 14 mai 2011, la foule réunie à Granville, son nouveau port, a accueilli Le Marité.

Depuis l’été 2012, le dernier Terre-Neuvier en bois du patrimoine français, entièrement restauré, est revenu à la mer et a remplacé la Normandie partout. Cinq ans plus tard, et pendant trois campagnes, le Marité de France a participé à un projet de promotion des produits agricoles dans les régions ultrapériphériques de l’Union européenne (UE) et a effectué 18 arrêts dans 6 pays européens.

Il a commencé en 2012 et, jusqu’à aujourd’hui, l’ancien bateau de pêche, basé à Granville, embarquait des passagers pour des trajets touristiques et participatifs dans l’archipel des îles Chausey et Cancale. Il navigue principalement dans la baie du Mont Saint-Michel et s’occupe d’embarquer d’étranges voyageurs pour connaître la navigation antique.

Cette goélette à trois mâts sera donc l’une sujet principale de cette deuxième édition de Pasaia Itsas Festibala et pourra être visitée du 26 au 29 mai au quai de Pasai San Pedro.

Caractéristiques du voilier “Le Marité”

Matériel de construction : bois

Mâts: 3

Poids total 250 tonnes

Dimensions : PP 44.90 m. – Bouche 8.00 m. – Pont 2.60 m.

Surface de navigation: 16 voiles – 650 m2 : 13 voiles et 3 mâts d’un poids d’une tonne surmontés d’un mât flèche de onze mètres de long.

Equipage : 5 à 6 membres d’équipage – 74 passagers